Au port, prudence

gros plan sur l'étrave d'un voilier qui a déjà frotté plusieur fois

Au port, adapter sa vitesse

Par temps calme à l’étale (sans vent et sans courant), on peut partir et arriver sur un filet de gaz. A l’opposé, lorsque le courant est bien présent ou/et que le vent se prend dans le gréement, il faut assurer une vitesse minimale pour rester correctement manœuvrant.

Départ sur garde

L’été il n’est pas rare que 3 ou 4 bateaux soient à couple le long des pontons. Si on se retrouve dans cette position, avec 3 bateaux à couple devant et derrière, un départ sur garde s’impose pour écarter, selon la situation, le nez ou le cul du bateau.

Autre cas de figure, si le vent ou le courant plaque le bateau au ponton, il faut envisager un départ sur garde. Si vous souhaitez vous entrainez, deux ports au hasard : Lézardrieux en Bretagne Nord ou Sainte Marine en Bretagne Sud.

Attention à la casse !

Ça sent le vécu!

A l’entrée de la rade de Lorient, le vent forcit par effet venturi et aussi avec le cinétique annoncé. Le temps d’arriver à Locmiquelic, il y a un bon 6 établit et ça continue de monter. Le zodiac de la capitainerie nous accueille et nous informe qu’il n’y a plus de place au vent pour passer la nuit, mais deux belles places entre deux catway. Bon, va pour une place cul au vent, ça doit faiblir en début de nuit de toutes façons. Dans cette situation, le travail de la garde descendante est essentielle pour arrêter le bateau. Bout en main, l’équipier descend sur le catway qui s’enfonce sous son poids et le déséquilibre un peu. Cela gêne la descente de la pointe. Une rafale, et le bateau commence sérieusement à partir “de côté”, pour un créneau pas vraiment prévu. La marche arrière ne suffit pas à contrer le vent et l’avant du bateau se vautre lamentablement dans le ponton et râpe son étrave. On envoie une aussière au zodiac de la capitainerie qui tant bien que mal nous remet dans le droit chemin.
Les leçons à tirer :
1/ ma marche arrière est trop peu puissante, mais on ne pouvait pas y faire grand chose
2/ j’aurais pu choisir un autre port dans la rade avec une place face au vent
3/ j’aurais dû focaliser mon attention non seulement sur la garde, mais aussi sur la pointe. Vu l’orientation du vent (entre le travers et l’arrière), j’aurais eu d’ailleurs besoin de la pointe d’abord, puis de ma garde.
4/ Passer un bout au zodiac de la capitainerie pour maintenir le cul du bateau
5/ assurer moi-même la pointe ou la garde?