Avarie de hauban

vue vers la tête de mat

Les avaries de hauban, d’étai ou de bôme je pensais que ça n’arrivait que dans les tempêtes furieuses qu’affrontent les grands navigateurs.

J’ai perdu un étai par force 3 et une bôme par 7 noeuds de vent ! Ce n’était pas vraiment la tempête qui va mettre à l’épreuve le gréement. Je n’ai pas non plus la poisse. Ca arrive !!

Haubans et étai

Les haubans et l’étai sont fixés d’une part au mât par des attaches qu’il convient de vérifier et d’autre part sur le pont avec des ridoirs. Ce sont les ridoirs qui permettent de régler le mât, le maintenir en place tout en lui laissant un peu de sa souplesse naturelle. Trop tendu, le gréement sera trop rigide et sous tension permanente ce qui n’est pas conseillé. A l’inverse, trop souple : le mât va faire jouer l’ensemble des fixations.

L’autre contrôle à effectuer au niveau des ridoirs consiste à vérifier les goupilles qui sécurisent l’ensemble. Une goupille, ce n’est pas tout le temps dans un matériau noble et son usure est parfois prématurée. C’est la raison principale pour laquelle j’ai perdu mon étai.

Bôme

De la même manière, le vis de mulet est sécurisé par une goupille. Lorsqu’elle s’en va, les autres pièces en font rapidement de même !

Prévenir les avaries

Prévenir, c’est assurer un suivi régulier du bateau et effectuer un entretien adéquat. C’est aussi contrôler lors de l’inventaire l’état du gréement. On peut commencer par vérifier les ridoirs des haubans et celui de l’étai classique. Pour l’étai avec enrouleur, le ridoir est parfois caché par le tambour de l’enrouleur. Il est au dessus du cardan, la pièce métallique qui fait le lien entre l’avant du bateau et l’enrouleur. C’est parce qu’il est caché qu’il est difficile d’en faire un suivi régulier.

Prévenir, c’est respecter le matériel. On enroule toujours à la main une voile sur enrouleur, on ne blinde pas la drisse de génois. Le pataras doit être relaché lorsqu’on enroule ou que l’on déroule. Une mauvaise utilisation de l’enrouleur peut provoquer un détoronnage du cable. C’est pour cela qu’on doit impérativement monter en haut du mât, afin de voir dans quel état est le câble juste avant l’émerillon. On a seulement 3-4cm pour se faire une idée. Un étai sur enrouleur qui n’est pas utilisé correctement ne fait pas la saison…

Guérir les avaries

Si l’avarie d’étai intervient au près, on abat au portant pour que le mât soit poussé dans la bonne direction. On relâche le pataras et pour les bateaux équipés d’étai largable, il suffit de le mettre en place. Pour ceux qui en sont dépourvu, il faudra se contenter de la drisse de spi pour rentrer au port.

Pour une avarie de hauban, la théorie indique qui faut changer d’amure aussitôt et frapper la drisse de spi.

Pour une avarie de vis de mulet ou de hale-bas, le plus simple est de mettre le moteur pour effectuer les réparations face au vent. Sinon, faire les réparations au bon plein.

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